Vous rêvez d’une
toile accrochée là, sur un mur, qui, en la contemplant,
vous ferait voyager loin, très loin. En l’imaginant,
quelque chose alors vous murmure
qu’elle existe et n’attend qu’un signe pour
répondre à cet appel, à ce besoin.
Continuant à
déambuler dans vos songes éveillés, apparaissent
d’abord des formes,
des couleurs, des profondeurs, puis des saveurs douces et même
par ici une odeur vanillée qui,
ensemble réunis, exaltent vos sens en toute impudeur…
Pour beaucoup de gens depuis toujours, du plus humble au plus
célèbre,
de grands instants de bonheur sont nés de la contemplation
d’un tableau.
Chacun d’entre eux à son caractère, son genre.
Pendant longtemps,
le style figuratif a fait référence, fort de ses
représentations éclatantes,
éblouissant ses admirateurs par la précision du
trait, la qualité de l’ombre.
Du temps s’est écoulé, puis avec les nouvelles
époques, sont apparues
d’autres formes d’expression picturales. Plus qu’au
technicien de l’Art,
c’est à l’âme, à l’inconscient
que certaines s’adressent.
Aujourd’hui, pour bon nombre d’amateurs, la peinture
abstraite est une porte vers autre chose.
Ils savent qu’à chaque regard, la toile qui leur
fait face leur offrira une clé différente pour se
laisser découvrir.
L’artiste qui l’a peinte y a déposé
la synthèse de ses émotions d’un instant,
ressenties et répétées
jusqu’au moment magique où elle arrête le temps,
fige le dernier pigment et décide que son œuvre est
finie.
Celui qui la contemplera pourra, s’il se laisse porter par
son cœur, partager ce moment qui l’entraînera
alors,
peut-être, vers un éveil de ses propres sentiments.
Tout est là, au bout de cette fusion.
L’artiste-peintre
que je viens vous présenter aujourd’hui, auteur des
représentations ci-dessus,
nous arrive d’Italie bien qu’ayant toujours vécu
en Suisse.
Je suis certain qu’Anna-Maria Frusciante Lefèvre
sera capable d’éveiller votre curiosité.
Il faut pourtant une condition pour accéder à l'univers
de cette artiste :
oublier quelques minutes « l’indispensable »
course quotidienne à laquelle chacun est soumis
et prendre le temps de se poser, d’oublier le superficiel,
pour laisser un peu de profondeur emplir votre espace. C’est
tout…
Cordialement,
Thierry Lefèvre
Mai 2007